Télétravail « double face »

16 mars 2020, je commence le télétravail. Le 17 mars le gouvernement annonce un confinement. Malgré la gravité de la situation, je ressens un bien-être de rester chez moi, j’aménage mes horaires comme je le souhaite. Je suis avec mon mari et mon fils et nous profitons des beaux jours pour déjeuner sur la terrasse car le temps est magnifique.

Le matin je me lève plus tard. Plus de réveil, plus de déplacements en voiture, c’est vraiment confortable. Le soir je me déconnecte plus tard, je n’ai plus d’horaires de bureau. J’ai la chance d’habiter dans une maison à l’orée de la forêt ce qui me permet de faire des marches d’une heure chaque jour et de bien m’oxygéner.

Puis les semaines passent, j’ai l’impression de tourner en rond chez moi. Mes collègues me manquent. J’ai de nouveau besoin d’un rythme de vie. Dès le déconfinement je retourne au bureau une fois par semaine puis 2 jours par semaine. Très vite, suite aux annonces du gouvernement je repasse à une journée sur site tous les 15 jours.

Et nous voilà déjà en période estivale. Je suis vraiment heureuse de partir en vacances, de changer d’air. Dès mon retour de congés je reprends immédiatement le télétravail à raison de 4 jours par semaine. Très vite je n’ai plus envie de me rendre au sein de mon entreprise. En fait, je ne sais plus ce que je veux exactement, je suis perdue. Je pense à tous ces gens qui n’ont pas la même chance que moi, à tous ceux qui habitent seuls dans des studios, ceux qui n’ont plus de travail et j’essaye de relativiser mon mal-être.

Aujourd’hui, je suis dans l’expectative. La seule chose dont je suis sûre c’est que je souhaite continuer à faire du télétravail 1 à 2 journées par semaine après la « crise » en espérant que mon employeur m’y autorisera. Le télétravail évite un trop grand stress et permet de se ressourcer.

Crédit photo : Affaires photo créé par freepik – fr.freepik.com

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