Petits marchés en temps de confinement

Notre activité : Vente sur les marchés de produits alimentaires importés en direct de petits artisans de plusieurs régions d’Italie. (Parmesan, huiles d’olive et vinaigre balsamique, pâtes artisanales, noisettes du Piémont, Limoncello et bien d’autres spécialités.)

Nos outils de communication jusqu’en mars 2020 :

  • Le bouche à oreille d’abord. De nouveaux clients nous sont régulièrement amenés par les clients réguliers satisfaits de l’excellence de nos produits.
  • Et une liste d’adresses-mail constituée peu à peu pour informer nos clients de nos jours de marchés (les dates étant à intervalles irréguliers).

1er confinement : Marchés fermés. Et donc un chiffre d’affaires nul annoncé !

Nous décidons d’exploiter le potentiel de cet outil très simple qu’est notre liste de diffusion. Nous préparons une sorte de bon de commande (liste très détaillée de nos produits avec leur tarif) que nous envoyons à tous nos clients avec proposition de livraison à domicile ou sur des points de rendez-vous tels que le parking des marchés fermés. Et ça marche pas mal du tout, même si cela n’égale pas la vente avec contact sur les marchés.

Au-delà du chiffre d’affaires « sauvé », nous apprécions la satisfaction que manifestent nos clients. Quelques liens s’en trouvent même renforcés.

Quand les marchés ouvrent de nouveau, quelques clients gardent l’habitude d’envoyer leur commande pour qu’elle soit préparée à l’avance. Ce qui est bien aussi pour nous.

Nouveau coup dur vers la fin 2020 : Les marchés de Noël sont interdits.

Or, ces marchés représentent chaque année près de la moitié de nos ventes !

Nous décidons alors de multiplier les dates de nos marchés « ordinaires » pour essayer de limiter les dégâts ; nous informons nos clients par mail et commençons à explorer les possibilités offertes par les réseaux sociaux.

Nous découvrons la souplesse et l’efficacité de ce mode de communication et lorsque, tardivement, quelques petits marchés de Noël sont quand même autorisés, c’est l’outil idéal pour savoir très vite où ils auront lieu et surtout pour faire courir l’info au-delà de notre cercle de clients (groupes des villages environnants, groupe « Les p’tits marchés Sud78 » …).

Nous avons ainsi la joie de participer aux marchés de Noël du Perray en Yvelines et des Essarts le roi mis sur pied par des équipes dynamiques soutenues par leurs municipalités, ainsi qu’à celui organisé par le Business club78 au Smartcity Campus à Rambouillet. Grâce à toutes ces équipes nous avons très bien travaillé. Et quelle joie de retrouver un peu de vie, même masqués, à l’approche de Noël !

De son côté, le Mesnil saint Denis choisit très tôt de mettre en place un site dédié à un marché de Noël virtuel, fort bien fait, un gros travail ! Bien sûr nous avons été de la partie mais cela ne nous a apporté qu’un seul contact suivi d’achat.

Le marché de Noël virtuel monté par Montfort l’Amaury le 24 décembre fut pour nous sans résultat.

Finalement, sur tous les marchés de Noël auxquels nous étions devenus fidèles au fil des années, seuls deux nous manqueront : celui de Dampierre, l’équipe de bénévoles manquant de moyens, et celui d’Auffargis dont le maire maintiendra l’interdiction malgré le dossier monté et les efforts de l’équipe organisatrice.

Et maintenant : Quel regard sur cette période ?

Les marchés avec contact humain restent pour nous les seuls marchés fructueux, mais au cours de cette période difficile, c’est bien la voie numérique qui nous a permis de les repérer très vite et d’y inviter des clients potentiels.

Notre activité s’appuie toujours essentiellement sur le numérique pour la communication mais désormais, en complément de notre liste de diffusion, nous continuons de recourir aux réseaux sociaux. Grâce à eux nous avons ainsi appris la création du marché de Bonnelles auquel nous participons dorénavant tous les 2 mois, comme bientôt à ceux de Bullion et de Raizeux.

Même si les difficultés ont bien sûr plombé notre chiffre d’affaires de l’année 2020, elles ont aussi débouché sur un plus grand rayonnement et un développement de notre activité. Les obstacles nous ont poussés à être plus inventifs.

Crédit photo : Claudine Giammattei

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