L’humain et l’e-inclusion

L’e-inclusion ou l’inclusion numérique est un processus visant à rendre accessible à tout individu les outils internet sous toutes ces formes : l’objectif de ce processus et de transmettre des compétences numériques qui permettrait d’acquérir grâce à ces outils, un levier pour leur insertion sociale.

De plus en plus internet prend une place importante dans nos vies jusqu’à devenir indispensable. La crise sanitaire a mis en évidence, les fractures numériques existantes et aussi les lacunes de nos usages.

Il y a un manque évident d’accession aux nouvelles technologies de communication et d’information pour les plus démunis ou les personnes âgées ; plus particulièrement pour les tâches du quotidien (administratives,  personnelles ou récréatifs : pour payer les factures, faire des mises à jour de dossiers, prendre rendez-vous chez le médecin, suivre ses cours lorsqu’on est étudiant et même visiter une exposition).

Les plateformes institutionnelles, les sites internet, tous les services administratifs sociaux se sont développés et démocratisés, avec un niveau de maturité ergonomique plus ou moins aboutie ; mais à contrario la problématique de fracture numérique s’est accentuée rendant une tranche de la population écartée, dépassée par manque de moyen ou de connaissance. Cette situation qui constitue est pour eux un obstacle social et sociétal, est quelque fois accentuée par  la difficulté de compréhension du français.

Si favoriser la «e-inclusion» est essentielle afin de permettre aux usagers d’être autonome, il faut tenir compte aussi de l’investissement humain pour qu’il est du sens : car il s’agit de maintenir un lien social, un lien d’intégration et surtout de garder une estimation. Que personne ne se sente abandonné.

Quelle solution apporter aux demandeurs (ou aux non demandeurs, car beaucoup n’ose pas demander de l’aide) ?  Que faire pour rendre accessible le numérique ? Des prises en main pour les jeunes, les défavorisés, les demandeurs d’emplois ou pour les personnes âgés ?  Proposer les thématiques ? Comment faciliter l’apprentissage et l’indépendance numérique ? Sous quelle forme : en atelier avec des locaux accessibles, en groupe ou en individuel ?…. Etre force de proposition pour mettre en place et déployer des moyens ne sera pas suffisant.

Les associations ne peuvent pas être les seules décisionnaires et actrices. Les politiques locales doivent accompagner ce mouvement, ce processus de changement ; pour ainsi mener des projets en partenariat.

Par ailleurs, une initiative du gouvernement prévoit une campagne de formation et de recrutement de conseillers numériques (lancée en Janvier 2021). Ces conseillers assureront des ateliers, et dispenseront des mini-formations (cf le site : conseiller-numerique.gouv.fr).

Remettre l’humain au centre de la problématique du numérique accessible pour le rendre autonome -dans un monde où certains peuvent se sentir dépendants- est vraiment d’utilité sociale. Ce type de projet solidaire semble possible, grâce aux nouvelles actions et initiatives qui commencent à émerger : espérant que ces impulsions se pérennise et se développe.

Crédit photo : Jernej Furman / Flickr

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